Cas - Service RH d'une collectivité territoriale (1 200 agents)
Le DRH souhaite utiliser un système IA pour analyser les dossiers de candidature reçus pour les concours internes et produire une note de synthèse classant les candidats selon leur adéquation au poste. La décision finale reste humaine, mais le classement IA influence fortement le jury.
Corrigé - exercice 6
Q1 - B. L'affirmation de l'apprenant confond risque élevé et risque inacceptable. Le recrutement IA est explicitement classé risque élevé par l'IA Act - autorisé mais sous conditions strictes. Ni la décision humaine finale (piège C), ni le secteur public (piège A), ni la simple information des candidats (piège D) ne suffisent à qualifier le niveau : c'est la nature de l'usage qui détermine la classification.
Q2 - B. Les trois autres réponses ont chacune un défaut : A valide la position en surenchérissant sur l'IA Act ("très strict"), C prend parti en disant "bonne réaction", D contre-argumente en défendant l'IA. B fait les trois choses attendues d'un facilitateur : accueillir sans valider, recadrer factuellement ("l'IA ne décide pas, elle classe"), relancer avec une question ouverte qui permet au groupe de poursuivre.
Q3 - A. Le piège B ("critère objectif") est classique : les diplômes et l'expérience ne sont pas neutres, ils reproduisent les biais d'accès à l'éducation. Le piège C désigne un vrai biais (biais de confirmation) mais l'attribue au jury, pas à l'IA. Le piège D confond cause et symptôme : repondérer les critères traite l'effet sans corriger les données d'entraînement biaisées à la source.